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Les systèmes de numérotation en généalogie ascendante et descendante

 

1. Généalogie ascendante

 

Numérotation de Sosa-Stradonitz

Ce système de numérotation est très simple à utiliser.

 

Si vous établissez votre arbre généalogique, vous portez le numéro 1, votre père le numéro 2, votre mère le numéro 3. Ainsi de suite, le 4 est attribué au grand-père paternel, le 5 à la grand-mère paternelle...

 

Ce faisant, ce système de numérotation a plusieurs avantages et permet, si le numéro n'est pas trop grand, de re-situer rapidement l'individu dans l'arbre généalogique :

- Tous les hommes ont un nombre pair et toutes les femmes ont un nombre impair.

- De plus, le père d'une personne a toujours pour numéro le double de celui de celle-ci, et sa mère le double plus un.

 

 

2. Généalogie descendante

Numérotation de d'Aboville

Le système de numérotation des descendants dit de d'Aboville prévoit de numéroter simplement les enfants d'un individu par un chiffre croissant à partir de 1.

 

Si vous établissez votre arbre généalogique, vous vous attribuez le numéro 1. Votre ainé est numéroté 11, votre cadet 12... De même, vos petits-enfants sont numérotés 111, 112... pour les enfants de votre ainé ; et 121, 122... pour les enfants du cadet.

 

Cette numérotation peut aussi se combiner avec la numérotation d'une généalogie ascendante. Prenons l'ancêtre numéroté 96, son enfant est noté 961, ou mieux 96.1. Les enfants de celui-ci seront alors numérotés 9611, 9612... ou de façon un peu plus lisible 96.11 et 96.12, voire même 96.1.1 et 96.1.2.

 

 

Numérotation de Pélissier

Dans le système de numérotation dit de Pélissier, variante de la numérotation de d'Aboville, les chiffres sont remplacés par des lettres, ce qui rend le numéro plus lisible et permet d'aller au-delà de 9 enfants.

 

En ajoutant un point comme séparateur et en réservant les majuscules pour les garçons et les minuscules pour les filles, l'identification d'un numéro est encore plus aisée.

 

 

Les recherches généalogiques peuvent-elles remonter jusqu'à Ramsès ?

Il semblerait que ce soit possible à en croire Christian Settipani. Ce féru de généalogie décortique depuis son plus jeune âge les généalogies antiques ; il a écrit plusieurs livres sur les généalogies royales de France et il expose ses propositions d'autoroutes généalogiques dans son livre "Nos ancêtres de l'Antiquité", paru en 1991 aux Éditions Christian, à Paris. 

 

Son hypothèse est soutenue par le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot, qui en décrit le principe sur son site.

 

Première étape, et elle n'est pas des plus faciles à atteindre, établir que l'on descend de Saint Louis, de Hugues Capet ou de Charlemagne.

 

A partir de cet illustre ancêtre, des passerelles lancées entre les lignées royales permettraient d'aller jusqu'aux rois de Perse, puis de là, jusqu'aux pharaons.

 

La grande passerelle entre les familles occidentales modernes et celles de l'Orient ancien est, explique-t-il, la femme du roi Robert II de France. Nommée Constance d'Arles, cette princesse de Provence était la fille de l'Empereur Louis III (descendant direct de Charlemagne) et de son épouse, Anne de Byzance, fille de l'Empereur d'Orient Léon VI.

 

Selon le même principe, en s'appuyant sur des généalogies mythologiques, il serait possible d'établir son arbre généalogique jusqu'à Adam ou Zeus...

 

 

Vocabulaire

 

Agnatique : se dit d'une généalogie qui ne s'intéresse qu'à la parenté masculine. En généalogie ascendante, seule la branche paternelle est privilégiée. En France, c'est cette branche qui transmet le nom de famille, c'est-à-dire le patronyme.

 

Cognatique : se dit d'une généalogie qui s'intéresse aussi à la parenté féminine. En généalogie ascendante, tous les ancêtres, hommes ou femmes sont recherchés. On parle alors aussi de généalogie par quartiers.

 

Consanguin : parent du coté paternel. Deux enfants nés de mères différentes mais ayant le même père son dits frères ou soeurs consanguins.

 

De cujus : C'est le point de départ de l' arbre généalogique, la personne numérotée 1 dans le système de Sosa-Stradonitz. C'est donc vous si vous établissez votre arbre généalogique.

 

 

Matronyme : nom de famille transmis par la mère

 

Parent : membres de la famille qui ne sont pas ancêtres directs de l'axe, ce sont les frères, les soeurs, les oncles, les tantes et les cousins du de cujus ou de ses ancêtres.

 

Patronyme : nom de famille transmis par le père

 

Utérin : parent du coté maternel. Deux enfants nés de la même mère mais de pères différents sont dits frères ou soeurs utérins.

 

Statistiques de l'INSEE

 

L'INSEE a été créé en 1946. Il publie notamment un fichier des patronymes s'appuyant les dates et lieux de naissance entre 1891 et 1990..

Celui-ci est issu d'une informatisation réalisée en 1970-1972, et il faut signaler que les personnes nées avant 1946 et mortes avant 1970 n'y figurent pas. Un autre élément est également à prendre en considération : les personnes sont comptabilisées à leur naissance, le fichier ne tient donc pas compte des modifications ultérieures de l'état civil comme la reconnaissance d'un enfant naturel, sa légitimation par mariage, son adoption...

 

Il semblerait que certaines communes manquent ou soient mal référencées ; des variantes de noms ont enfin été identifiées par les généanautes. Malgré tout, les travaux de l'INSEE sont fiables et ce fichier des patronymes reste un excellent outil pour étudier les patronymes sur une période majoritairement protégée par la "loi des cent ans".

 

 

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